Nikon lance Nikkor Plena S 135 mm f/1.8 : l’optique de portrait qui voulait se faire un nom propre

Dans la lignée des objectifs exceptionnels de la gamme Nikkor tels que le Noct et les objectifs 50/80 mm f/1.2 de la série S, le tout nouveau 135 mm f/1.8 S de Nikon se présente comme un objectif imposant, pesant presque 1 kg, et aspire à être le chouchou des photographes de studio. Il vise à susciter la question chez ses utilisateurs : « As-tu pris cette photo avec ton Plena ? »

Avec son poids de près d’un kilogramme et son prix de 3 000 euros, ce nouvel objectif de portrait de Nikon se distingue à plusieurs égards. Nikon France explique qu’il comble un vide dans leur gamme, remplaçant ainsi l’ancien 135 mm f/2.0 DC. La focale fixe 135 mm f/1.8 de la série S, nouvellement annoncée par le fabricant nippon, est désormais la nouvelle perle de Nikon. Les ingénieurs et les équipes marketing l’ont même surnommée « Plena », un nom qui n’a rien à voir avec la musique folklorique de Porto Rico ou du Panama. Cette appellation dérive plutôt du mot latin « plenum », signifiant « entièrement rempli de matière », faisant référence à une « optique bien garnie », composée autant de verre (995 g !) que de promesses de rendu.

Contrairement au célèbre Nikkor Z 58 mm f/0.95 « Noct« , ce 135 mm ne reprend que l’approche du nom original. En termes d’utilisation, il ne s’agit pas d’une optique manuelle difficile à manier et coûteuse, comme le Noct à 8500 € ! Au contraire, le 135 mm f/1.8 s’inscrit dans la lignée des objectifs f/1.2 (50 mm et 85 mm), qui, bien que haut de gamme, restent à un prix raisonnable et sont équipés de la technologie autofocus. Deux moteurs pas-à-pas STM sont responsables du déplacement des 16 éléments répartis en 14 groupes pour la mise au point. Sur le plan optique, on trouve 4 lentilles à faible dispersion (ED), une lentille asphérique et une lentille frontale SR (Super Résolution), le tout associé à des traitements de surface avancés, notamment le traitement méso-amorphe pour réduire les reflets indésirables et les effets fantômes, ainsi que l’ARNEO (anti-reflets).

Une optique pro à la recherche d’un rendu parfait et uniforme

L’objectif fondamental de cette optique est de garantir une performance exceptionnelle dès f/1.8, une qualité rarement atteinte par la majorité des objectifs, qu’ils soient à focale fixe ou à zoom. Habituellement, ces objectifs exigent une fermeture du diaphragme (parfois jusqu’à f/4 ou même f/5,6) pour libérer leur plein potentiel et corriger les défauts courants. Cependant, Nikon affirme que cet objectif élimine complètement le vignettage à pleine ouverture grâce à son diaphragme électromagnétique à 11 lamelles, offrant ainsi un bokeh doux et progressif, dépourvu d’aberrations chromatiques.

De plus, cet objectif ne présente pas de « focus breathing » en vidéo, et son autofocus, bien que légèrement moins réactif que celui du 24-70 mm f/2.8, est optimisé pour minimiser les artefacts indésirables, contribuant ainsi à produire des images de grande qualité. Il est également doté de deux boutons « Fn » programmables, utilisables aussi bien en mode horizontal qu’en mode vertical, et offre une protection complète contre la poussière et l’humidité.

Le résultat est un objectif robuste pesant environ 1 kg, qui convient aussi bien aux environnements de studio qu’à une utilisation en extérieur, offrant une qualité d’image se rapprochant au maximum de la perfection.

La question de la stabilisation

Mais que peut-on dire de la concurrence ? Plus précisément, que dire de Canon, qui propose une option similaire en termes de focale et d’ouverture, mais avec la stabilisation, pour un prix presque équivalent ? Ou encore de Sony, qui commercialise également un objectif 135 mm f/1.8, plus léger il est vrai, et bien qu’il ne soit pas stabilisé, il coûte 33 % de moins, soit 2 000 € au lieu de 3 000 € pour le Nikon ?

Pour Nikon France, l’avenir nous dira ce que révèleront les tests comparatifs, mais la marque affirme que ses ingénieurs ont méticuleusement travaillé sur la qualité de l’image et le rendu du bokeh.

Il est important de souligner que cet objectif n’est pas conçu pour les sports, mais plutôt pour le portrait. Dans cette optique, le fabricant a également axé ses efforts sur l’équilibrage général de l’objectif, soigneusement calibré au centre de l’optique. De plus, avec une distance minimale de mise au point de 82 cm, il offre un coefficient de grossissement de x0.2, qui, bien que ne soit pas en mode macro, permet de capturer de magnifiques détails. Cela s’avère particulièrement utile pour les professionnels, notamment les photographes de mariage, nous a-t-on expliqué.

Ainsi, Nikon cherche à séduire les utilisateurs en mettant l’accent sur la qualité intrinsèque de la restitution d’image, un défi principalement axé sur des aspects techniques. C’est une opportunité pour ce géant japonais de réaffirmer sa position en tant que leader dans le monde des objectifs, et la vérification de cette affirmation commencera (ou non) à travers les tests pratiques.

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About the Author: Alex Bruno

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