Google abandonne ses thermostats Nest sur le vieux continent
Un changement majeur se prépare pour la maison connectée en Europe. Le 11 avril 2025, Google a annoncé une vague importante de licenciements au sein de sa division produits, impactant non seulement les smartphones et montres Pixel, les appareils sous ChromeOS, mais aussi toute la gamme Nest dédiée à la maison connectée. Cette réorganisation a des conséquences immédiates : le support technique des thermostats Nest prendra fin en octobre 2025 pour les modèles lancés en 2011, 2012 et 2014. À cette date, la plupart des fonctions connectées seront tout simplement désactivées par Google, marquant ainsi une page qui se tourne pour de nombreux utilisateurs européens.
Pourquoi Google arrête les thermostats Nest en Europe ?
L’explication officielle avancée par Google met en avant une difficulté technique. Les systèmes de chauffage européens sont extrêmement variés, avec des exigences matérielles et logicielles spécifiques à chaque région. Cette grande diversité rend complexe le développement d’un produit unique capable de répondre efficacement à toutes les situations. Plutôt que de tenter de concevoir de nouveaux modèles adaptés, Google a choisi de se retirer progressivement du marché européen pour ses thermostats connectés.
Concrètement, cela signifie que le Nest Learning Thermostat (sorti en 2015) ainsi que le Nest Thermostat E (lancé en 2018) continueront d’être vendus uniquement jusqu’à épuisement des stocks. Ces appareils bénéficieront de mises à jour de sécurité pendant un certain temps, mais il n’est plus question de nouvelles fonctionnalités ni d’améliorations à venir. Google n’a pas précisé l’avenir des autres produits Nest, comme les détecteurs de fumée ou les caméras de surveillance, mais cette annonce sème clairement le doute sur la pérennité de toute la gamme.
Quels impacts pour les utilisateurs de thermostats Nest ?
Pour les détenteurs actuels de thermostats Nest, cette décision soulève plusieurs interrogations. À partir d’octobre 2025, les fonctionnalités connectées comme la programmation intelligente, le contrôle à distance via application mobile ou encore les rapports énergétiques deviendront inopérantes. Si les thermostats continueront de fonctionner en mode manuel, l’expérience utilisateur sera nettement dégradée.
De plus, sans support technique ni mises à jour fonctionnelles, les risques de vulnérabilités de sécurité vont augmenter avec le temps. La transition vers un nouvel équipement deviendra alors une nécessité pour continuer à bénéficier d’une maison véritablement connectée et sécurisée.
Existe-t-il des alternatives à Google Nest ?
Heureusement, Google n’est pas seul sur le marché des thermostats connectés, et plusieurs marques européennes et internationales proposent des solutions de grande qualité.
Parmi elles, la société française Netatmo se distingue particulièrement. Reconnue pour la fiabilité de ses produits et leur simplicité d’utilisation, Netatmo propose des thermostats connectés compatibles avec l’ensemble des écosystèmes domotiques populaires comme Google Assistant, Amazon Alexa et Apple HomeKit. De plus, Netatmo offre un suivi précis de la consommation énergétique et une compatibilité étendue avec de nombreux systèmes de chauffage européens.
Autre alternative sérieuse : la marque allemande Tado°. Ses thermostats intelligents offrent une gestion fine du chauffage, avec des options de géolocalisation pour allumer ou éteindre automatiquement le chauffage selon la présence des habitants. Tado° est également compatible avec Google Assistant, Amazon Alexa, Apple HomeKit et même avec la plateforme d’automatisation IFTTT. C’est un choix solide pour ceux qui souhaitent conserver un contrôle complet de leur maison connectée sans dépendre d’un seul géant de la tech.
Vers un marché plus fragmenté et localisé ?
Le retrait de Google du marché européen des thermostats pourrait favoriser l’émergence d’acteurs locaux ou spécialisés. Les systèmes de chauffage étant très différents d’un pays à l’autre, des marques locales pourraient mieux répondre aux attentes spécifiques en proposant des produits plus adaptés et plus flexibles.
De nombreux utilisateurs pourraient également se tourner vers des solutions open source ou des appareils plus modulables, offrant ainsi une personnalisation totale selon les besoins particuliers de leur logement. Cette tendance à la fragmentation risque cependant de compliquer les choix pour les consommateurs, qui devront être plus attentifs aux questions de compatibilité et de longévité des produits.
Ce qu’il faut retenir
La décision de Google marque un tournant pour la maison connectée en Europe. Si le retrait des thermostats Nest peut apparaître comme une mauvaise nouvelle pour de nombreux foyers équipés, il ouvre aussi la porte à une diversification de l’offre et à l’émergence de solutions mieux adaptées aux réalités locales. Pour les utilisateurs, le moment est venu de réfléchir à des alternatives solides et pérennes pour garder leur maison aussi connectée et intelligente qu’ils le souhaitent.
La fin de Nest en Europe rappelle surtout une leçon essentielle dans l’univers des objets connectés : toujours privilégier des produits dont le fabricant s’engage à long terme sur le support logiciel et la compatibilité, afin d’éviter les mauvaises surprises.