Dès lors, pourquoi ne pas remplacer mon fidèle MacBook Air M2 par le Galaxy Book4 Edge ? Il sera donc mon ordinateur principal entre la mi-juillet et la mi-août, période où je ne vais pas faire grand-chose : je télétravaillerai à un peu plus de 500 km de la rédaction.
Et comme j’aime vivre dangereusement, je n’emporte avec moi aucune machine de secours : rien, nothing, nada, niente (vous avez saisi le concept). Était-ce une bonne idée ?
Un Notebook « Copilot+ PC »
Avant de rentrer dans le vif du sujet, il faut préciser qu’il s’agit d’un notebook « Copilot+ PC ». Ce label, créé par Microsoft, impose un certain nombre de caractéristiques en matière de puissance de calcul et de processeurs neuronaux. Actuellement, seuls les Snapdragon X de Qualcomm équipent les machines Copilot+ PC. Cela devrait changer, car Intel compte annoncer des puces compatibles dans un futur (très) proche.
Design et ergonomie
Oui, pour le design et l’ergonomie
Dire que le design et l’ergonomie du Galaxy Book4 Edge sont très proches de ceux du MacBook Air tient de l’euphémisme. Leurs dimensions sont identiques à quelques millimètres près et leurs poids similaires. Le poulain de Samsung est un poil plus long et large, mais reprend l’avantage sur l’épaisseur et le poids (80 grammes en moins). Cela ne fait aucune différence en utilisation quotidienne. L’appareil est fait d’un aluminium de bonne qualité et bénéficie d’une finition irréprochable. On n’en attendait pas moins de Samsung, surtout à ce prix.
Périphériques de saisie
Pas de surprise non plus au niveau des périphériques de saisie, presque identiques sur les deux machines. Toutefois, je dois avouer une préférence pour le trackpad d’Apple, que je trouve plus précis grâce à son retour haptique. En revanche, le clavier de Samsung a ma faveur. Son toucher doux et la course raisonnablement longue des touches rendent la saisie de longs textes agréable.
Je remarque aussi sur le clavier la présence d’une nouvelle touche, à droite de la barre d’espace, portant le logo Copilot. Une pression permet d’invoquer l’IA de Microsoft.
Connectique
Le Galaxy Book4 Edge embarque deux ports USB 4.0 sur son flanc gauche tandis que le droit héberge un jack audio 3,5 mm et un connecteur HDMI 2.1. Et c’est tout. Cela fait peu, très peu, même pour une machine ultra-mobile. J’aurais apprécié la présence d’un lecteur de carte SD et d’un port de charge dédié (ou d’un troisième USB 4.0).
Enfin, la caméra frontale prend place dans la bordure supérieure noire entourant l’écran tactile de 14’’. Elle ne nécessite pas d’encoche pour y tenir.
Écran
Oui, pour son écran éblouissant
Je ne vais pas en faire des tonnes sur l’écran du Galaxy Book4 Edge : il est tout simplement éblouissant. Le coréen est passé maître dans la fabrication de dalles d’affichage. Celle utilisée ici est tactile, de type Dynamic AMOLED 2X et affiche 2880 x 1800 pixels à une fréquence maximale de 120 Hz.
La fidélité colorimétrique est très bonne avec les réglages par défaut. J’apprécie l’absence totale de rémanence ainsi que les noirs profonds procurés par la technologie AMOLED. Un vrai régal pour les yeux, notamment pour le développement numérique de fichiers RAW et le visionnage de vidéos.
Audio et caméra
Non, pour l’audio et la caméra
Si l’image est éblouissante, la partie audio s’avère moins glorieuse. La machine embarque ainsi 2 woofers de 4 Watts et 2 tweeters de 2,7 Watts, et bénéficie de la certification Dolby Atmos. Le son produit manque de basses, les médiums et les aigus dominant la scène audio.
Cela ne veut pas dire que le son produit par le Galaxy Book4 Edge est inaudible. Il reste tout à fait correct pour la restitution de la voix humaine et des podcasts, mais n’est pas satisfaisant pour écouter de la musique dans de bonnes conditions ou regarder un film.
Fonctionnalités de la caméra
Il est tout de même possible d’appliquer quelques filtres et améliorations à l’image grâce à « Effets Studio », l’une des fonctions d’IA apportées par Copilot+ PC. La fonction « contact visuel » permet de faire croire à mon interlocuteur que je le regarde en permanence, même si je lis quelque chose à l’écran.
Performances
Oui, pour les performances et la compatibilité
Le SoC Qualcomm équipant le Galaxy Book4 Edge est actuellement disponible sous deux références. Mon unité de test utilise le X Elite 80. Le Galaxy Book4 Edge dispense assez de puissance afin d’effectuer toutes les tâches du quotidien de ma vie numérique.
À aucun moment, je n’ai eu de blocage ou de ralentissement dû à un manque de ressources. Pas de problème non plus pour les tâches plus gourmandes en ressources, comme le traitement des fichiers RAW ou le montage vidéo en 4K.
Compatibilité des applications
L’architecture ARM n’ayant pas grand-chose en commun avec des processeurs X86, les développeurs doivent créer des versions spécifiques de leurs applications afin d’obtenir des performances optimales. Un nombre non négligeable d’entre elles sont déjà disponibles.
Côté performances, le Galaxy Book4 Edge m’a donc donné entière satisfaction et je n’ai pas ressenti de véritable différence d’usage avec mon MacBook Air M2.
Autonomie
Oui, pour l’autonomie
L’autonomie est sans doute l’un des points les plus importants pour de nombreux utilisateurs nomades. Les notebooks à architecture ARM sont réputés pour leur sobriété énergétique. Le Galaxy Book4 Edge assure 1,5 jour sans passer par la case recharge en utilisation traditionnelle.
En faisant un tour par Samsung Utility, je me rends compte que la machine est paramétrée par défaut sur « performances optimisées ». En choisissant « discret », je tiens sans gros problème deux jours.
Le Galaxy Book4 Edge est bien une machine à l’autonomie plus que satisfaisante.