Après des années de blocage commercial, Huawei revient en force avec HarmonyOS Next, son système d’exploitation conçu à 100 % en interne et qui promet des performances impressionnantes.
Il y a quelques années, Huawei traversait une période difficile. En raison des sanctions imposées par les États-Unis, le géant chinois a perdu l’accès à Android et aux services Google, compromettant son avenir sur le marché des smartphones. Pourtant, grâce à la persévérance de ses ingénieurs et à des investissements colossaux, Huawei renait aujourd’hui avec HarmonyOS Next. Ce système d’exploitation est désormais totalement autonome et ne ressemble plus en rien à Android. Les premiers tests sont… étonnants !
La renaissance de Huawei : HarmonyOS Next face à Android et iOS
Fini l’époque où HarmonyOS se contentait d’être une simple interface basée sur Android. Avec cette nouvelle version, Huawei rompt totalement avec son passé et abandonne tous les composants liés au système de Google pour se concentrer sur un noyau développé entièrement en interne.
D’après les déclarations du président de la division logicielle de Huawei, le noyau d’HarmonyOS Next serait 10,7 % plus rapide que celui de Linux, sur lequel est basé Android. Cette affirmation est particulièrement audacieuse, surtout quand on sait à quel point Android a été optimisé au fil des ans.
Huawei n’a cependant pas laissé place au doute. Pour prouver les performances de son nouveau système, une vidéo a été publiée montrant HarmonyOS Next en action sur le Huawei Mate 60 Pro. Le test ? Ouvrir 24 applications d’affilée sans aucun ralentissement. Le résultat est impressionnant : aucun bug, aucun retard, les applications se succèdent avec une fluidité remarquable. Même certains des smartphones Android les plus puissants auraient du mal à suivre le rythme.
Le défi des applications pour HarmonyOS Next
On peut se poser la question : à quoi sert un système d’exploitation rapide s’il n’a pas les applications nécessaires ? C’est sans doute le plus grand défi auquel Huawei est confronté. Étant donné qu’HarmonyOS Next ne prend pas en charge les APK Android, Huawei doit repartir de zéro pour constituer son propre écosystème d’applications.
En Chine, la situation est moins problématique. De nombreux développeurs locaux ont déjà adopté la plateforme, et l’AppGallery, le magasin d’applications de Huawei, regorge déjà de milliers d’apps.
Mais qu’en est-il du marché international ? C’est là que les choses se compliquent. Pour réussir à s’imposer hors de Chine, Huawei devra convaincre les développeurs occidentaux de porter leurs applications sur HarmonyOS Next. Cette tâche s’annonce colossale, surtout face à la domination écrasante d’iOS et d’Android dans les marchés occidentaux. Toutefois, il ne faut pas sous-estimer Huawei, qui a déjà prouvé sa capacité à s’adapter et à se réinventer malgré les obstacles.