Une technologie époustouflante pour The Sphere
Inaugurée l’année dernière, The Sphere avait déjà dévoilé une partie de son impressionnant dispositif technique. Cette semaine, les détails sur le matériel utilisé pour animer les 1,2 millions de modules LEDs de ce gigantesque écran sphérique ont été révélés.
Vous en avez sûrement entendu parler, et peut-être même vue sur notre chaîne YouTube, la Sphère de Las Vegas fait sensation sur les réseaux sociaux depuis son inauguration l’année dernière. Avec ses 112 mètres de haut, ses 157 mètres de circonférence et ses 53 000 m² de surface d’affichage extérieurs, « The Sphere » est incontournable lorsqu’on se promène sur le Strip, le célèbre boulevard reliant de nombreux hôtels et casinos au cœur de Vegas.
Nvidia au cœur de l’animation de The Sphere
Ce que l’on supposait, mais qui n’avait pas été officialisé jusqu’à présent, c’est que cette salle de concert futuriste est animée par les technologies de Nvidia. Dans un billet de blog publié le 9 juillet dernier, la marque expose en détails le dispositif technique employé pour piloter le gigantesque écran extérieur de la Sphère, ainsi que son titanesque écran interne.
Des cartes graphiques par dizaines et des watts à profusion
Comme expliqué dans notre vidéo ci-dessous, « The Sphere » arbore deux écrans : un écran « ExoSphere » externe recelant environ 1,2 million de modules LEDs programmables, chaque module comprenant 48 LEDs individuelles, et un écran interne « Media Plane » de presque 15 000 m² affichant une définition 16K à 60 images par seconde.
Pour gérer cette surface d’affichage monumentale, d’un peu moins de 70 000 m² au total (extérieur + intérieur), Nvidia s’appuie sur 150 cartes graphiques A6000. Conçus à l’origine pour les data-centers et les supercalculateurs, ces GPUs gèrent à la fois la définition 16 x 16K de l’écran interne « Media Plane » et les 1,2 millions de modules LEDs de la structure externe du bâtiment.
Une gestion synchronisée grâce aux technologies Nvidia
Nvidia utilise des logiciels et dispositifs « maison » comme les plateformes réseau « DPUs » Nvidia BlueField, les interfaces Ethernet « NICs » Nvidia ConnectX-6 Dx, ainsi que le service Nvidia DOCA et l’outil Nvidia Rivermax pour gérer le streaming vidéo et garantir que « tous les panneaux d’affichage agissent comme une seule surface synchronisée ».
Les contenus 16K /60 FPS diffusés dans la salle de The Sphere sont capturés en 18K, non compressée, à l’aide d’une nouvelle caméra baptisée Big Sky. Cela permet d’obtenir des contenus natifs à diffuser sur l’écran géant interne, sans avoir à assembler et synchroniser plusieurs flux de définition inférieure.
Une production optimisée par Nvidia
Ces contenus sont retravaillés à l’aide de stations de travail Lenovo équipées de GPUs Nvidia A40 et produits avec des logiciels personnalisés pour les besoins de la Sphère, comme Unreal Engine, Unity, Touch Designer et Notch. La marque reste cependant discrète sur l’épineuse question énergétique et environnementale de The Sphere.
Pour contexte, les GPUs Nvidia A6000 ont une enveloppe thermique d’environ 300 W, et pourraient donc consommer à eux seuls près de 45 000 W selon ExtremeTech. Il y a quelques mois, PCGamer estimait que The Sphere consomme environ 28 000 000 de watts lors de ses pics de consommation. Cette consommation est due non seulement à ses besoins massifs en affichage, mais aussi aux 167 000 haut-parleurs individuels disséminés dans la salle, dont certains sont installés directement dans les 20 000 sièges à Audio 3D fixés dans les gradins.